Les différents principes d’extraction des huiles essentielles

Entre le moment où l’on sélectionne la partie de plante aromatique et l’obtention de son huile essentielle, plusieurs étapes sont nécessaires, quelle que soit la méthode d’extraction.

La distillation
C’est un procédé utilisant l’entraînement des substances aromatiques par la vapeur d’eau. On chauffe de l’eau et l’organe excréteur. Sous l’effet de la chaleur, l’huile essentielle, très volatile, est entraînée par la vapeur qui se condense ensuite dans un serpentin froid. Cette vapeur redevient alors de l’eau et est recueillie dans un grand récipient. Eau et huile essentielle se séparent alors car le mélange est non miscible. C’est le procédé le plus pratiqué.
Une fois l’huile essentielle récupérée, il reste un liquide aqueux résiduel contenant des traces d’huile essentielle que l’on appelle hydrolat ou eau florale lorsque la partie distillée est une fleur.

L’expression
Elle est utilisée dans seulement 10% des cas, elle se pratique toujours à froid, et ne concerne que les hespéridés (citrons, oranges, pamplemousses, mandarines). C’est de l’écorce que l’on extrait les huiles essentielles. Qui n’a jamais reçu dans l’œil, en épluchant une orange, un petit nuage de gouttelettes qui piquent les yeux ? C’est tout simplement l’huile essentielle d’orange !

L’enfleurage
C’est une méthode d’extraction,à froid ou à chaud, qui utilise un corps gras. Elle n’est presque pas utilisée (3% des cas) car elle est très coûteuse.

La macération
Elle s’obtient par macération huileuse prolongée (quelques semaines), à froid, à l’abri de l’air et souvent de la lumière. Des noms particuliers ont été donnés à ces huiles en fonction de leurs couleurs : par exemple le millepertuis donne « l’huile rouge », l’origan « l’huile verte », etc. La fabrication des vinaigres aromatiques est réalisée de la même façon.

L’extraction      
Elle est quant à elle utilisée essentiellement dans l’industrie chimique, en parfumerie et pour les produits d’entretien. Elle est à proscrire pour l’utilisation thérapeutique, en raison de la toxicité des solvants qui y sont ajoutés.

Huiles essentielles

On peut tirer une huile essentielle d’une plante aromatique à partir de ses différents organes producteurs (racines, feuilles…). Chacune aura des propriétés spécifiques.

1. Composition d’une huile essentielle     
Une huile essentielle est un composé extrait de plantes aromatiques et contenant de multiples molécules volatiles.
Les huiles essentielles, ou essences, forment un liquide non gras, soluble dans l’alcool, la cire et l’huile mais insoluble dans l’eau.
L’aromathérapie est considérée de nos jours comme la « médecine naturelle » par excellence.

2. Les organes producteurs des plantes aromatiques
Les huiles essentielles ont des provenances très variées, tant du point de vue géographique que botanique. De nombreuses plantes nécessitent des conditions d’humidité ou de température bien précises pour offrir toutes leurs propriétés.
Les plantes aromatiques disposent de divers organes sécréteurs afin de produire leurs essence, dont trois principaux qui sont :
– les poils glandulaires épidermiques ;
– les poches ;
– les canaux glandulaires schizogènes.
Une même plante peut par conséquent donner différentes huiles essentielles en fonction de l’organe producteur.

3. Le rendement d’une plante aromatique
La correspondance entre la plante, son huile essentielle et son rendement est un facteur primordial.
Ainsi, il faut compter environ :
. 150kg de fleurs de lavande pour obtenir 1kg d’huile essentielle ;
. 100kg d’écorce de cannelle pour obtenir 1,2kg d’huile essentielle ;
. 4 tonnes de pétales de roses pour obtenir 1kg d’huile essentielle…
On remarque que la quantité de fleurs utilisée est très importante par rapport à la quantité d’huile essentielle extraite.
La rareté de la plante utilisée, le coût de la main-d’œuvre, la qualité de la matière première et le temps de travail nécessaire sont des paramètres qui font que les huiles essentielles sont si précieuses et parfois très onéreuses.

Vinaigre des 4 voleurs

Dans les années 1628 à 1631, alors que la peste faisait des ravages, décimant presque toute la population, une bande de quatre voleurs semblait jouir d’une immunité contre ce fléau. Capturés puis jugés, on leur demanda comment ils échappaient à la peste. Ils expliquèrent que leur secret n’était autre qu’un onguent d’absinthe, de lavande, de menthe, de romarin, de reine-des près et de marjolaine macérés dans du vinaigre et dont ils s’enduisaient le visage et les mains pour ne pas succomber au mal. Les voleurs furent pendus et leur secret révélé. Cet onguent dit « vinaigre des 4 voleurs » a été inscrit au répertoire des pharmaciens et est de nos jours toujours utilisé.

Aromathérapie

Depuis des millénaires, les plantes aromatiques ont été employées pour leurs multiples bienfaits aussi bien par les thérapeutes que les peuples du monde entier, même si elles étaient à l’origine utilisées essentiellement en parfumerie.
Il faut remonter à l’an 5 000 avant J.-C. pour trouver le premier alambic au Pakistan. A cette époque, les peuples pilaient des herbes, les faisaient infuser dans le but de traiter les maux du corps et de l’esprit.
Les trois grands berceaux de la civilisation aromatique sont :
L’Inde ;
. La Chine ;
. Le bassin méditerranéen.

Ces régions regorgeaient d’une multitude de plantes, mais ce n’est réellement qu’au XIe siècle que Avicenne, médecin, philosophe et alchimiste perse, invente le processus de distillation.
Le Moyen-Age laisse place à un mélange de science, de sorcellerie et de magie.
C’est à partir de XVe siècle que les apothicaires utilisent les huiles essentielles en médecine. Petit à petit, l’usage des huiles se développe, on les utilise en parfumerie et en cosmétique (baumes, élixirs, eaux florales) non seulement pour parfumer mais également pour leurs propriétés antiseptiques.

Elle ne commence en France qu’à la fin du XIXe siècle, grâce au Dr Gattefossé (1881-1950), alors pionner de la parfumerie moderne. Brûlé aux mains accidentellement dans son laboratoire lors d’une explosion, il a eu le réflexe de plonger ses mains dans un récipient rempli d’huile essentielle de lavande. Soulagé instantanément, il voit en outre ses plaies cicatriser à une vitesse déconcertante, sans infection ni trace cicatricielle. C’est à lui d’ailleurs que l’on doit le nom d’aromathérapie.

En 1964, le Dr Jean Valnet publie Aromathérapie afin de faire connaître au grand public les essences et les huiles essentielles.

La naissance de l’aromathérapie scientifique naît dans les années 1970 avec Pierre Franchomme qui entame, avec la collaboration de médecins, pharmaciens, biologistes et chercheurs, de véritables travaux et études poussées dans ce domaine.
Il va nous apporter un détail et non des moindres sur le plan scientifique : « Les huiles essentielles ne sont pas des corps simples, mais bien des assemblages de molécules diverses, ayant chacune leurs propriétés particulières. » Cette découverte extraordinaire permet par exemple de comprendre qu’il existe bel et bien plusieurs centaines d’espèces d’eucalyptus ou de lavandes, par exemple.

Enfin, Dominique Baudoux, pharmacien, développe dans les années 1990 ses recherches scientifiques à la suite de sa rencontre avec P. Franchomme et prend la direction du laboratoire Pranarom. Il y propose des formations.

 

Introduction à l’aromathérapie

L’aromathérapie est l’art d’utiliser les huiles essentielles dans le but de permettre l’amélioration de la santé. Elle puise son pouvoir dans la nature, c’est un peu la thérapie par l’arôme. Cette discipline fait partie de la phytothérapie, mais sur 800 000 espèces de plantes, seules 10% sont aromatiques.

Thérapeutique par ingestion, massage du corps ou inhalation d’huiles essentielles végétales ou d’essences aromatiques. (L’aromathérapie est une branche de la phytothérapie, traitement des maladies par des produits dérivés des plantes.)

Bonne année 2026 !

En ce début d’année, je vous adresse mes meilleurs vœux de santé, d’harmonie et de vitalité.
Que cette nouvelle année soit l’occasion de prendre soin de vous, d’écouter votre corps et de cultiver votre bien-être au naturel.

Je vous remercie pour votre confiance et serai ravi de continuer à vous accompagner sur votre chemin vers un équilibre durable tout au long de l’année.

Au plaisir de vous retrouver prochainement.
Très belle année à vous

Nicolas Boileau

« Avant donc que d’écrire apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
Extrait de l’Art poétique, Boileau (1636-1711)

Les sels biochimiques

Mode d’action
« Dès qu’ils sont mis sur la langue, les aliments minéraux traversent l’épithélium lingual ou buccal, gagnent par les capillaires le torrent sanguin et sont immédiatement dispersés dans tout l’organisme. Ceux d’entre eux qui accèdent au foyer de la maladie y provoquent un vif mouvement moléculaire intéressant les substances similaires ambiantes du liquide intercellulaire.
Ils pénètrent dans les cellules ayant subi une altération morbide et redressent la situation. Les cellules deviennent aptes à fonctionner spontanément, rejetant tout ce qui leur est étranger et d’une façon générale, tout ce qui est à tout le moins inutile, sinon nuisible. »
Dr Schüssler

 

Les sels biochimiques du Dr Schüssler

Le médecin allemand Wilhem Schüssler (1821-1898) créa, en 1872, une méthode médicale qu’il nomma thérapeutique biochimique. Cette théorie, basée sur l’étude des phénomènes vitaux, est aujourd’hui plus connu sous le nom de « sels de Schüssler ».

* Principe
– Les sels de Schüssler sont des composés inorganiques ( dépourvues de carbone ) solides et indispensables à la constitution et au bon fonctionnement de l’organisme;
– Les tissus sont malades parce que les cellules qui les constituent ne contiennent plus dans les proportions requises les substances minérales qui entrent dans leur constitution;
– Par l’apport progressif et à faibles doses de ces substances, il sera permis aux cellules de reconstituer leur structure et de recouvrer leur vitalité;
– Pas d’os sans calcaire, pas de sang sans fer, pas de cartilage sans silice, ni de salive sans chlorure de potassium.

Or

Nous connaissons tous l’or en tant que métal précieux, si prisé en bijouterie et sur les marchés financiers. On sait un peu moins qu’il est également utilisé en oligothérapie.

L’or est un métal dont le nom a pour origine le mot latin aurum, qui signifie « scintiller » ou « briller ». C’est oligo-élément non essentiel, il n’est pas présent naturellement dans l’organisme. Les apports sont en outre quasi inexistant, d’où l’intérêt de la supplémentation en Granions ou Oligosol.

Ses propriétés sont liées à la capacité de l’or à stimuler les glandes surrénales et la synthèse du cortisol :
-anti-inflammatoires
-immunostimulantes
-anti-asthénie
-utile pour le système osseux et articulaire
-permet à l’organisme de stimuler ses systèmes de défenses naturelles en cas de traumatismes ou d’origine infectieuse ( bactérienne, virale, parasitaire )
-contribue à augmenter la phagocytose ( la capacité de certaines cellules à lutter contre les agents pathogènes ).

* L’or stimule le tonus général : il est utilisé pour combattre la fatigue quelle que soit son origine. L’or est à conseiller notamment en cas de fatigue résiduelle ou post-infectieuse car il stimule le système immunitaire et permet, après un épisode infectieux, de faciliter le rétablissement;
* Il est très utile dans les pathologies infectieuses comme la grippe, l’angine ou encore les rhinopharyngites.
* L’or est indiqué dans les rhumatismes inflammatoires tel que la polyarthrite rhumatoïde qui est une maladie auto-immune ou les arthrites en général.