Utilisation ancestrales

Les Chinois organisaient des expéditions pour aller chercher la racine et préparer des élixirs de longue vie, tandis que les habitants des îles de l’Atlantique nord l’utilisaient pour guérir du scorbut. Dans le nord de l’Écosse, la racine s’appliquait en cataplasme contre les maux de tête.

Racine du ciel

D’après une légende poétique, le ginseng serait né de la force d’un éclair frappant un ruisseau d’une montagne chinoise. Il serait le résultat de la fusion de l’air, du feu, de l’eau et de la terre et surnommé « racine du ciel ou racine de vie ».

Plante cosmonaute

L’éleuthérocoque a été la première plante à voyager dans l’espace. Ses bénéfices sur l’endurance physique et psychologique ont été d’une grande utilité lors des premières missions soviétiques spatiales en permettant à l’équipage de réduire les effets nocifs de l’apesanteur sur l’organisme.

Plante de l’immortalité

L’aloé était planté à l’entrée des pyramides pour matérialiser le chemin que les Pharaons devaient accomplir vers l’au-delà. L’éclosion de la fleur signifiait qu’ils étaient arrivés à destination. Le regard perçant de Néfertiti et de Cléopâtre serait d’ailleurs dû à un collyre confectionné à base d’aloé.

La « perle du Maghreb »

Mahomet disait de l’huile végétale de nigelle « qu’elle soigne tout sauf la mort », en effet selon certaines croyances, l’huile de cumin noir guérit toutes les maladies.

Le thym

Les bienfaits du thym remontent au Moyen-Age, où il servait de désodorisant pour chasser les mauvaises odeurs. Il était utilisé pour embaumer les morts et, en Grèce, on l’employait pour parfumer l’eau des thermes et assainir l’atmosphère.

Vinaigre des 4 voleurs

Dans les années 1628 à 1631, alors que la peste faisait des ravages, décimant presque toute la population, une bande de quatre voleurs semblait jouir d’une immunité contre ce fléau. Capturés puis jugés, on leur demanda comment ils échappaient à la peste. Ils expliquèrent que leur secret n’était autre qu’un onguent d’absinthe, de lavande, de menthe, de romarin, de reine-des près et de marjolaine macérés dans du vinaigre et dont ils s’enduisaient le visage et les mains pour ne pas succomber au mal. Les voleurs furent pendus et leur secret révélé. Cet onguent dit « vinaigre des 4 voleurs » a été inscrit au répertoire des pharmaciens et est de nos jours toujours utilisé.

Aromathérapie

Depuis des millénaires, les plantes aromatiques ont été employées pour leurs multiples bienfaits aussi bien par les thérapeutes que les peuples du monde entier, même si elles étaient à l’origine utilisées essentiellement en parfumerie.
Il faut remonter à l’an 5 000 avant J.-C. pour trouver le premier alambic au Pakistan. A cette époque, les peuples pilaient des herbes, les faisaient infuser dans le but de traiter les maux du corps et de l’esprit.
Les trois grands berceaux de la civilisation aromatique sont :
L’Inde ;
. La Chine ;
. Le bassin méditerranéen.

Ces régions regorgeaient d’une multitude de plantes, mais ce n’est réellement qu’au XIe siècle que Avicenne, médecin, philosophe et alchimiste perse, invente le processus de distillation.
Le Moyen-Age laisse place à un mélange de science, de sorcellerie et de magie.
C’est à partir de XVe siècle que les apothicaires utilisent les huiles essentielles en médecine. Petit à petit, l’usage des huiles se développe, on les utilise en parfumerie et en cosmétique (baumes, élixirs, eaux florales) non seulement pour parfumer mais également pour leurs propriétés antiseptiques.

Elle ne commence en France qu’à la fin du XIXe siècle, grâce au Dr Gattefossé (1881-1950), alors pionner de la parfumerie moderne. Brûlé aux mains accidentellement dans son laboratoire lors d’une explosion, il a eu le réflexe de plonger ses mains dans un récipient rempli d’huile essentielle de lavande. Soulagé instantanément, il voit en outre ses plaies cicatriser à une vitesse déconcertante, sans infection ni trace cicatricielle. C’est à lui d’ailleurs que l’on doit le nom d’aromathérapie.

En 1964, le Dr Jean Valnet publie Aromathérapie afin de faire connaître au grand public les essences et les huiles essentielles.

La naissance de l’aromathérapie scientifique naît dans les années 1970 avec Pierre Franchomme qui entame, avec la collaboration de médecins, pharmaciens, biologistes et chercheurs, de véritables travaux et études poussées dans ce domaine.
Il va nous apporter un détail et non des moindres sur le plan scientifique : « Les huiles essentielles ne sont pas des corps simples, mais bien des assemblages de molécules diverses, ayant chacune leurs propriétés particulières. » Cette découverte extraordinaire permet par exemple de comprendre qu’il existe bel et bien plusieurs centaines d’espèces d’eucalyptus ou de lavandes, par exemple.

Enfin, Dominique Baudoux, pharmacien, développe dans les années 1990 ses recherches scientifiques à la suite de sa rencontre avec P. Franchomme et prend la direction du laboratoire Pranarom. Il y propose des formations.

 

L’argent

L’argent est un métal précieux dédié à la déesse de la lune grecque Artémis (Diane pour les romains). Il figure depuis la haute Antiquité parmi les sept métaux sacrés (avec l’or, le cuivre, le plomb, l’étain, le fer et le mercure). Il est utilisé depuis des siècles pour la fabrication de pièces de monnaie et de bijoux, mais il est également bien connu des naturopathes.

 L’argent, dont le nom latin argentum signifie « blanc étincelant » ou « blanc clair », a pour symbole chimique Ag.
Dans l’antiquité, l’argent était utilisé pour les récipients servant à stocker l’eau, le vin et d’autres produits de consommation. On le considérait aussi alors comme un allié dans les soins de beauté et les cosmétiques.
Le médecin suisse Paracelse, au XVIe siècle, appliquait des plaques d’argent pour guérir les ulcères des jambes.

L’argent n’est pas disponible dans l’alimentation et n’est pas non plus présent dans l’organisme, d’où l’intérêt d’une supplémentation sous forme de Granions ou Oligosol.

Les épinards de Popeye

Les épinards ne sont pas si riches en fer : c’est à une erreur de la secrétaire du biochimiste allemand Emil von Wolff que l’on doit cette légende : une virgule mal placée lors d’une retranscription et la teneur en fer des épinards est passée de 2,7 mg/100 g à… 27mg/100 g ! C’était en 1870… et l’arrivée de Popeye, le marin aux muscles dopés aux épinards, a ancré la croyance.